Opinion

Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 15:17

Lionel Messi a réussi un quadruplé samedi face à l'Espanyol (4-0) et porte son total de buts marqués en Liga cette saison à 50 unités. Stratosphérique. La preuve en chiffres.

50 buts, c'est... plus ou autant que le total affiché par les trois-quarts des équipes de Ligue 1 cette saison. Seuls Montpellier, le PSGLille, Lyon et Evian-Thonon-Gaillard ont fait mieux ou aussi bien depuis le début de l'exercice 2011/2012. Par exemple, l'Olympique de Marseille a inscrit huit buts de moins que le prodige argentin.

50 buts, c’est… 44,6% des buts inscrits par le Barça en Liga cette saison. Les Blaugrana ont frappé à 112 reprises. En comparaison, Cristiano a marqué 38,4% des buts du Real Madrid (45 sur 117).

50 buts, c'est... presque aussi bien que Robin van Persie et Olivier Giroud réunis. Les deux hommes, respectivement leaders du classement des buteurs de Premier League et de Ligue 1, ont marqué 51 buts à eux deux (30 pour le Néerlandais, 21 pour le Français).

50 buts, c'est... cinq de plus que Cristiano Ronaldo qui, lui aussi, est en train de tout casser cette saison. Le Portugais a réussi à passer la barre des 40 réalisations en Liga pour la seconde saison de suite. Ça aussi, c'est époustouflant. Sauf cataclysme, il ne sera pourtant pas Pichichi. Avec 45 réalisations au compteur... au minimum.

50 buts, c'est... impensable. Surtout si vous rajoutez les 22 autres inscrits en club par Lionel Messi en 2011/2012. L'Argentin en est à 72 buts toutes compétitions confondues. Du jamais vu dans l'histoire du jeu. L'ancien record était détenu par le bombardier allemand, Gerd Muller, auteur de 67 buts avec le Bayern Munich en 1972/1973.

50 buts, c'est... plus d'un tiers des buts marqués lors de la dernière Coupe du monde. En Afrique du Sud, les filets avaient tremblé à 145 reprises. Et ils s'y étaient mis à 32 équipes pour atteindre cette marque. Pour l'anecdote, Lionel Messi n'en avait marqué... aucun.

50 buts, c'est... un de moins que Thierry Henry en équipe de France tout au long de sa carrière internationale. Le joueur de New York, 123 sélections au compteur, a marqué 51 fois sous le maillot des Bleus.

50 buts, c'est... trois de plus que Dudu Georges. L'attaquant roumain détenait jusqu'à samedi soir le record de buts marqués dans un championnat européen. En 1976/1977, le Soulier d'Or avait frappé 47 fois avec le Dinamo Bucarest.

50 buts, c’est… le total de Messi à une journée de la fin du Championnat d’Espagne. Ce n’est donc peut-être pas fini. Rendez-vous samedi prochain pour le feu d'artifice final.

 

Maxime DUPUIS / Eurosport

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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 21:33

En évaluant les 365 premiers jours du deuxième quinquennat de Boni Yayi, une remarque s’impose : les erreurs de méthode compliquent les problèmes au lieu de les résoudre.

6 avril 2011 – 6 avril 2012. Boni Yayi vient de boucler l’an un de son deuxième et constitutionnellement dernier mandat. Les belles déclarations et les grandes initiatives sont nombreuses. Mais le président qui bénéficie de l’expérience d’un premier mandat ne semble pas réussir à corriger ses erreurs de méthode. Avec le recul, les faits donnent parfois raison aux critiques qui ont dénoncé avant 2011 la gestion de fameux dossiers comme les machines agricoles, la généralisation de la gratuité de l’enseignement primaire, la gratuité de la césarienne et la confection de la Lépi. Et en évaluant les 12 premiers mois du second mandat de Boni Yayi, il y a de quoi avoir des inquiétudes pour le Bénin aussi bien sur le plan économique, social que politique. Même si rien n’est simple dans la gestion d’une cité, le Bénin est en droit d’exiger de son président de ne pas aggraver ses problèmes à défaut de les régler.

A force d’observer les erreurs et difficultés de cette première année du second mandat, on a l’impression que le pouvoir exécutif aime poser certains actes majeurs dans un ordre qui ne garantit pas une bonne performance. Quelques faits majeurs pour illustrer cette méthode.

1- Le calendrier scolaire réaménagé. Vendredi 6 avril dernier, les enseignants se disent surpris, d’entendre le gouvernement rendre public un nouveau calendrier scolaire réaménagé sans la moindre consultation avec les principaux acteurs du système éducatif. Après deux mois de grève dans la maternelle, le primaire et le secondaire, il était nécessaire de réajuster le calendrier scolaire. Mais pourquoi ne pas le faire en ouvrant des concertations préalables avec les acteurs et en annonçant le nouveau calendrier bien avant le départ pour les congés de Pâques ? En mettant la charrue devant les bœufs, le gouvernement donne l’impression d’ajouter un nouveau volet de tension à une crise qui est déjà trop compliquée.

2- Dans la mise en application du PVI NG. Les accusations et pressions se sont longtemps accumulées sur les acteurs de la communauté portuaire avant de se déplacer sur la société prestataire. Mais la plus grande question qui a besoin de réponse, c’est de savoir avant tout comment l’Etat béninois a pu signer un tel contrat qu’il est en train de remettre en cause maintenant quelques mois après. Fin janvier dernier, le gouvernement envoie une mission exploratoire dans quatre pays de la sous région (Ghana ; Côte d’Ivoire ; Sénégal et Togo). L’équipe de la mission composée de Ichola Bio Sawe, directeur de cabinet du ministre en charge de l’économie maritime ; de Pierre Zocli, président de la Commission spéciale transitoire de la CCIB ; de Kassim Traoré, directeur général adjoint du port autonome de Cotonou ; de Isidore Codo, directeur d’exploitation de Bénin Control, avait pour objectif de s’enquérir des conditions de la mise en œuvre dans ces pays du programme de vérification des importations nouvelle génération dont Bénin Control a la charge au Bénin. Cette mission qui a sillonné les ports de Lomé, Tema, Dakar et Abidjan, intervient plusieurs mois après la mise en œuvre du contrat que le gouvernement a signé avec Bénin control par rapport au PVI. Intervenue avant la signature du contrat, la mission exploratoire aurait permis de régler beaucoup de problèmes soulevés à la mise en œuvre du programme. Et c’est ce qu’on aurait appelé mettre les bœufs devant la charrue !

3- La révision de la Constitution Pourquoi, la majorité politique au pouvoir ouvre le débat sur la révision de la Constitution en marge d’une session extraordinaire de l’Assemblé nationale, alors que le débat sur la révision de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) qui devrait faire partie de la nouvelle loi fondamentale est négligé ? Mieux, au moment où on discutait de la possibilité d’étudier le projet de Constitution ou non en Commission, un autre comité d’experts créé par le gouvernement et dirigé par l’ancien ministre de la justice Joseph Gnonlonfoun serait en train de finaliser un autre projet de la Constitution. N’est-ce pas mettre la charrue devant les bœufs ?

4- La refondation. En espérant que le fait de prétendre s’occuper du changement et de l’émergence au premier mandat avant de penser pour le deuxième mandat, aller aux racines des problèmes en parlant de refondation ne pose pas une question de méthode encore plus profond. Il faut impérativement apprendre à mettre les bœufs devant la charrue. Que ce soit dans le domaine social, économique ou politique, les faits exigent du gouvernement et de la majorité au pouvoir de revoir leur méthode de gestion.

André Quenum et Alain Sessou

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Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 22:15

 

Le Président de la République peut-il être à la fois Président et ministre dans un gouvernement qu’il préside lui-même ? Généralement, le Président de la République prend directement le commandement des forces de sécurité et de défense en cas de crise grave, de troubles pernicieux de l’ordre public ou en cas de guerre. En choisissant de commander directement l’armée, le Président de la République traduit un malaise, une angoisse et une peur. Boni Yayi a peur ; mais de quoi peut-il avoir peur pour être directement, sans intermédiaire, le commandant en chef de la puissance publique?

Du contexte sociopolitique. Le remaniement technique annoncé intervient dans un contexte politique marqué par un éveil de la classe politique qui, dans une lucidité exceptionnelle s’est opposée à une révision sauvage de la constitution du 11 décembre 1990. La majorité présidentielle est fortement divisée sur la question. Des députés  » Cauris  » de première génération ont rejeté la procédure de vision de la constitution au motif qu’elle porte entorse à la pertinence. D’où le vœu, par exemple du député de Kamaté-Tchakaloké de disjoncter la révision de la constitution. Le climat social a été éprouvé et continue d’être secoué par les effets de second tour de la défalcation sur salaire pour fait de grève des enseignants. Au plan économique , le Pvi , précédemment identifié comme un véhicule sans marche arrière est devenu une bicyclette à douze marches à arrières. Le contexte sous-régional est aussi dominé par la prise de pouvoir par la rue organisée (Sénégal) et la rue timorée (Mali). Bref, la crise est totale. Cela peut justifier la panique et l’angoisse.

De la légalité de l’acte. Boni Yayi peut être ministre de la Défense en des circonstances particulières. Le maintien de l’ordre peut justifier cela. L’article 54 de la constitution du 11 décembre 1990 dispose que :  » Le Président de la République est le détenteur du pouvoir exécutif. Il est le chef du gouvernement, et à ce titre , il détermine et conduit la politique de la Nation. Il exerce le pouvoir réglementaire. Il dispose de l’Administration et de la force armée. Il est responsable de la Défense nationale « . Il s’ensuit que Boni Yayi , Ministre-Président, est un titre qui ne viole pas la constitution.

L’article 54 poursuit :  » le président de la République nomme, après avis consultatif du Bureau de l’Assemblée Nationale, les membres du gouvernement ; il fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions. Les membres du gouvernement sont responsa-bles devant lui  » Dès lors, on peut se demander si le Président de la République peut cumuler aussi les fonctions de Président de la République et de ministre de l’Economie et des Finances ?

Le Ministre -Président a désormais pleins pouvoirs pour agir. Seul le juge constitutionnel, juge de régulation des institutions, peut tempérer les élans du nouveau ministre de la défense nationale, Boni Yayi.

Herbert Houngnibo

 

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 10:39

A la petite semaine, l’insolite vient paver la société qui s’adapte à ses faits que la vie en couple livre sans répit. Sans doute que la course pour la palme d’or se fera avec les plus éhontés. Quand des époux transposent sur la place publique leurs caprices domestiques, on a des raisons de s’interroger sur leur état mental. L’examen psychiatrique exige des formalités dont on peut se dispenser lorsque les symptômes de la faille mentale sont lisibles. Le siège du journal Fraternité a servi de refuge à un fugitif peu ordinaire. Les paisibles confrères n’ont pas voulu être coupables de recel de personne adultère. Mais il fallait non plus tomber dans le délit de non assistance à personne en danger. Un fait divers croustillant au dosage exceptionnel.

Témoin oculaire de la scène, le chroniqueur en garde un drôle de souvenir : un homme friand de femmes d’autrui se fait surprendre par le cocu dans un restaurant. Un cocu en colère qui tient les deux malotrus joyeux, devant bière et coca et deux verres à moitié vides. On imagine le degré de l’exaspération. Une pluie de jolies gifles d’entrée de jeu pour la femme indélicate et voilà le partenaire en danger qui prend ses jambes à son cou. La suite n’était pas fameuse : une vraie correction subie par la femme. Scène de ménage dans la rue sous l’enthousiasme délirant d’une foule surexcitée. L’écho tonitruant de cette déviance souille l’environnement.

Il est aisé de constater dans les élans incontrôlés des époux, l’impact de l’immaturité et le déficit de maîtrise de soi. Le spectacle offert hors du domicile conjugal et les salves de folie mettent à nu ce démon qui somnole en chacun de nous. Que les époux se querellent est une chose. Qu’ils se battent, en est une autre. Qu’ils échangent des propos acrimonieux et se livrent à des déballages, sous des volées de coups dans la rue, l’acte est insensé. Le manque de retenue dans les altercations ne soigne pas l’image du couple. " La langue et les dents appelées à cohabiter toute une vie se querellent " enseigne Seydou Badian. La formule pleine de sagesse de l’auteur de "Sous l’orage" invite à la retenue à l’heure de l’orage sous le toit conjugal. Ce n’est pas utopique de voir un époux rentrer à la maison avec la morsure de sa propre femme et les séquelles de dents enragées de la jalouse. L’époux réussit l’exploit d’avaler crue une masse de cheveux de sa partenaire lors d’une bagarre à forte audience. Pourquoi ces effroyables scènes de ménage en public ? Le cadre conjugal ne suffit-il pas à abriter les problèmes de couple ? Il vaut mieux les confrontations même violentes en privé qu’en public. " Par terre, on se dispute, mais au lit on s’explique. Et sur l’oreiller on se comprend " se résigne Henri Jeanson. Beaucoup, après de chaudes empoignades diurnes dans la rue passent la nuit au lit pour des frottements salaces à grande calorie. Les couples de fous évaluent mal les conséquences de leur triste exhibition. D’abord, leur dignité s’évapore car se battre en public est un signe certain d’infériorité mentale. Ensuite, l’implacable regard de la société chosifie le couple indiscipliné et incandescent. A force de toujours molester son épouse dans le quartier ou d’accabler son mari de tous les mots sur le mode du secret en vrac, on devient la risée de tous.

On met souvent à la décharge des époux psychopathes, l’effet de la jalousie. Et cette jalousie, qui engendre le mal que dénonce Agatha Christie. Il y a des vertus à développer comme la patience, la responsabilité et le sens d’ouverture et de dialogue. Et cet époux qui alerté, va surprendre sa femme au sommet de l’art dans les bras remuants et chauds de l’amant en délire dans une chambre de passe ? La solution à l’humiliation ne réside pas dans la violence en public mais la patience et la prise de décision responsable. Je n’exclus pas que l’épouse surprise en flagrant délit d’adultère subisse la foudre du cocu en transe.

Les scènes de ménage en public sortent d’emblée du domaine de la raison pour obéir à la règle de l’instinct animal. Il y a mieux à faire que de se lancer dans la spirale du pire. A moins de s’abonner à l’acte bestial de maris ou d’épouses sans scrupule.



2-12-2011, Sulpice O. GBAGUIDI
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 21:07

Crise économique mondiale:Le franc Cfa dévalué le 1er janvier 2012

Togo, Bénin, Niger, Burkina Faso… le quotidien ivoirien "Notre voie" dévoile l’objet de la tournée ouest-africaine de Ouattara. C’est une information exclusive. Les pays membres de la zone Cfa n’ont pas fini de souffrir. Cette fois, c’est le noir qu’ils vont commencer à broyer. Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans 40 jours, le F Cfa sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro=655,59 F Cfa, passera à 1 euro=1000F Cfa.


Selon un diplomate européen, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramane Ouattara a fait le tour de la sous-région la semaine dernière. Il a été mandaté, selon le diplomate, par le président français Nicolas Sarkozy. « En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou Nguesso que la mission a été confiée d’informer ses homologues de la Cemac mais aussi des Comores », ajoute notre source. Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade, lequel devrait informer son petit voisin Bissau-guinéen. Comme on peut s’en douter, cette mesure de dévaluation du F Cfa est venue de la grave crise que traverse en ce moment l’Europe de l’euro et que seule, l’Allemagne supporte à travers ses caisses. C’est donc la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui, selon nos sources, a demandé à son homologue français, Nicolas Sarkozy, de mettre de l’ordre dans les ex-colonies françaises avant qu’il ne soit tard. Mais si l’on regarde bien le schéma, il ne s’agit pas, à travers cette mise en garde de Mme Merkel, de sauver les économies des pays de la zone F Cfa. Il s’agit bien d’aider la France à éviter de sombrer, ce qui pourrait plomber la zone euro, l’Allemagne ne pouvant plus à elle seule financer les déficits de cette zone. Mais qu’est-ce que la dévaluation du F Cfa peut bien apporter à la France au plan financier et budgétaire ? Beaucoup, beaucoup trop même. Au travers de la guerre militaire qu’elle a menée ouvertement en Côte d’Ivoire pour renverser Laurent Gbagbo, la France a réussi à mettre sous l’éteignoir, tous les nationalistes et autres souverainistes dont le fondement de la politique est de redonner à l’Afrique, toute sa dignité. Laquelle devrait lui permettre de diversifier ses relations commerciales et politiques avec le reste du monde et non plus seulement avec l’ancienne puissance coloniale. Le cas de la Côte d’Ivoire est édifiant à cet égard. Aujourd’hui, tout semble dire que les accords de 1961, lendemain des indépendances, ont été réveillés. Les sociétés françaises ont récupéré tous les marchés. Bouygues est présent partout et il ne serait pas surprenant que, pour acheter désormais sur le marché mondial, l’Etat de Côte d’Ivoire passe forcément par l’Etat français. En d’autres termes, c’est en France que nous allons désormais acheter tout. Et comme tout cela se fait en devise (euro), nous allons dépenser beaucoup de Cfa pour obtenir peu de produits. Ce qui arrangerait vraiment la France, si l’on tient compte de l’ensemble des pays de la zone Cfa qui vont acheter sur le marché français ou qui vont être obligés de faire transiter leurs marchandises par les ports et aéroports français. Si l’on ajoute à cela l’exploitation honteuse de nos ressources à laquelle se livre en toute impunité la France, on peut dire que le pari est gagné pour Paris de trouver les milliards d’euro qu’elle cherche partout pour combler son déficit.

De l’avis d’un expert, les pays africains vont contribuer, avec cette mesure, pour 40% de leurs avoirs, au colmatage du déficit français. Comme en janvier 1994, lors de la première dévaluation, les pays africains qui font la manche recevront encore beaucoup d’argent des pays européens. Puisqu’il leur suffit de dégager 1 million d’euro pour que cela se transforme en 1milliard de F Cfa. Parions ! Les hagiographes des différents palais présidentiels chanteront à l’unisson la fameuse chanson qui ne leur réussit pourtant pas : « Pluie de milliards !!! ». Oubliant que cet argent est à rembourser non seulement avec des intérêts mais en devise. Conséquence, la dette des pays africains toujours sous la coupole de Paris va accroître de façon vertigineuse. Sacrifiant ainsi les futures générations africaines qui, une fois aux affaires, passeront le clair de leur temps à rembourser des dettes. Depuis que Ouattara est parvenu au pouvoir, les prix des produits alimentaires de première nécessité ne font qu’augmenter à la vitesse grand V. A partir du 1er janvier prochain, ça va être plus grave. La dévaluation ne peut nous servir que si nous exportons beaucoup. Tout le monde le sait. Tous les pays de l’espace francophone importent presque tout : produits manufacturés, riz, bois, poisson etc. A partir du mois de janvier 2012, c’est maintenant 1000 fcfa pour un euro. Au moment de servir le marché intérieur, les commerçants revendeurs devront tenir compte de cette nouvelle parité fixe. Les prix vont donc gonfler et ça va chauffer dans les marmites ! Le prix du carburant va suivre la flèche dans le sens vertical. Et on n’y pourra rien. Malheur aux pauvres populations africaines !

Abdoulaye Villard Sanogo

(Quotidien "Notre Voie" Côte d’Ivoire

 

 

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