Partager l'article ! Encore des voeux...: Chaque nouvelle année donne l’occasion à de nombreuses personnes de se souhaiter des vœux. Dans mon cher pays ...
Chaque nouvelle année donne l’occasion à de nombreuses personnes de se souhaiter des vœux.
Dans mon cher pays le Bénin, le constat que je fais depuis quelques années me désole. Mes compatriotes perdent beaucoup de temps de travail du fait des souhaits en début d’année. On passe énormément de temps à réfléchir et penser des formules supposées originales pour transmettre ses vœux soit par écrit, soit par téléphone ou encore lors des visites.
Mais personne, me semble t-il, ne se pose la question de l’utilité de ce comportement récurrent et de ces souhaits traditionnels.
Après plusieurs jours de réflexions et suite à une enquête menée auprès de plusieurs personnes, l’acte serait qualifié de courtois. Par courtoisie donc, on passe plusieurs jours du mois de janvier à se souhaiter des vœux au détriment du travail. Dans certaines entreprises du Bénin, on délègue des gens par service, chargés de parcourir tous les autres services pour souhaiter au nom de leurs collègues de nombreux vœux. Dans d’autres pays les employés d'une même entreprise se souhaitent juste une bonne année le premier jour ouvré de l’année et vaquent à leurs occupations quotidiennes.
Chez nous, on se souhaite une santé de baobab (faisant allusion à la longue vie de cet arbre) ou une santé de fer inoxydable (quelle imagination !) sans conseiller à son interlocuteur des pratiques pour éviter d’être malade. On souhaite de l’emploi aux chômeurs sans les aider à rédiger un cv valable ou leur donner des adresses de recruteurs. On souhaite beaucoup d’enfants sans demander aux intéressés leurs avis et sans tenir compte de leurs capacités financières et matérielles. En résumé, on souhaite des choses dont ne peut garantir la réalisation.
Si nous nous sentons obligés de poser un acte courtois au début d’une année, nous pourrions nous contenter de prier le Créateur de l’humanité d’exaucer les vœux de nos frères, amis, collègues et autres personnes.
Etre courtois ne signifie pas perdre du temps. Notre pays est sous développé et nous devons beaucoup travailler pour nous en sortir. Chaque minute, chaque seconde de l’année est très importante. Nous n’avons pas le droit de gaspiller le temps qui ne nous appartient pas. Bien au contraire nous en avons besoin pour sortir notre pays du sous développement. Trêve de voeux stériles. Mettons nous au travail.
Par David METINHOUE.
J'aime bien cette analyse qui retrace un fait vraiment dommageable dans nos pays... Et dire que tous les ministères perdent leur première semaine à souhaiter des voeux à leur ministres qui eux aussi vont en souhaiter à qui de droit etc... Tas tout dit c'est vraiment une perte de temps et en plus ca coute beaucoup d'argent d'organiser tout celà parce qu'à la fin il faut manger boire etc... Oh l'Afrique!!!
je suis tout à fait de ton avis ce qui fait que du 31 au 10 janvier, mon tel est sur silencieux et ce n'est qu'a mes heures libres que je rappelle les numéros qui me semblent importants
tu devrais t'amuser à collectionner les expressions utilisées (ds la recherche de l'originalité) pour formuler les voeux....très drôle parfois
au dela de la courtoisie qui n'est pas une mauvaise chose en soi mais qui pourrait etre témoigner de façon plus efficace et plus pratique, c'est l'hipocrisie que je ne supporte pas en cette période où des gens qui n'ont aucune sympathie pour toi ou qui t'en veulent se fabriquent un masque de circontance pour sortir ces lithanies.........
on devrait repenser la chose et surtout par ici ou nous avons de grands defis à relever pour le developpement de notre pays
mais, nos compatriotes sont-ils prêts?
mon voeux pour tout le peuple beninois est donc d'éviter de perdre autant de temps à se présenter des voeux mais de se contenter de la symbolique "bonne année".
bonne année donc à chacun et à tous